Santé

Lundi 23 octobre 2006

     L'hiver approche, les températures baissent, le ciel se couvre... et les p'tits microbes reviennent ! En à peine quelques jours j'ai été amenée à soigner pas moins de trois petits (... ou moins petits, chéri-chéri faisant partie du lot) malades à la maison, et les remèdes naturels ont fait merveille.

     En attendant de vous faire profiter de douze mille autres recettes que j'aurais pu retrouver dans mes grimoires, voici déjà celles qui ont fait leurs preuves en ce milieu d'automne aux couleurs encore chaudes.

Sirop de thym "SOS coup de froid"

     C'est en parcourant divers blogs que j'ai découvert l'année dernière la pharmacie idéale de Bluetansy, et son sirop de thym citron m'a donné des idées aromatiques. Après avoir parcouru des pages et des pages de phytothérapie, et l'étendue de mon jardin aromatique, j'ai décidé de me mettre au travail. Le résultat obtenu est un sirop parfait pour soigner les coups de froid qui en sont encore à leurs débuts.

     Allons-y pour la recette !

     500 ml d'eau
     500g de sucre (sucre complet si possible, évitez le sucre blanc, trop raffiné)
     5 cuillères à soupe de thym séché (si vous avez du thym citron, c'est mieux, mais le thym à lui seul suffit aussi)
     1 citron
     3 cuillères à soupe de miel de thym
     2 gouttes d'Huile Essentielle de Thym à thujanol (thymus vulgaris à thujanol)
     2 gouttes d'Huile Essentielle de Citron (citrus limonum)

     Dans une casserole, faites une infusion avec l'eau, le thym et le citron : mettez le thym et le citron coupé en rondelles dans l'eau froide, et faites chauffer à feu doux pendant 15 minutes.
     Filtrez.
     Ajoutez le sucre et faites réduire à feu doux, le mélange doit diminuer de volume et épaissir, comme un sirop. Une fois le mélange à bonne consistance (attention à ne pas le laisser trop épaissir sinon ça ne sera pas pratique à l'emploi), ajoutez le miel de thym et mettez le mélange dans bouteille propre et éventuellement stérilisée.
     Une fois refroidi, ajoutez les quelques gouttes d'Huiles Essentielles.

     Au moindre refroidissement, utilisez ce sirop comme un sirop normal, en suivant une posologie adaptée (Adultes : 1 cuillère à soupe 3 à 4 fois par jour / Enfants : 1 cuillère à café 3 à 4 fois par jour), ou diluez-le dans une boisson chaude, en infusion, en respirant bien les vapeurs qui se dégagent.

Sirop contre la toux grasse

     La recette de mon sirop contre la toux est tirée du livre de Non Shaw, "Guide illustré du bien-être". Agréable au goût (si on aime le miel), il apaise les petites gorges et calme la toux. Testé et approuvé dans la Lolaa-sphère ! La recette est adaptée pour un flacon de taille moyenne.

     3 cuillères à café de thym
     1 cuillère à café de sauge
     1 cuillère à café de fleurs de souci (calendula)
     1 cuillère à café de guimauve (fleurs ou racines)
     1 gousse d'ail épluchée
     500 ml d'eau filtrée
     200g de miel de thym

     Dans une casserole, préparez une infusion avec l'eau, les plantes (thym, sauge, fleurs de souci, guimauve), et la gousse d'ail. Mettez le tout dans l'eau froide, puis faites frémir à feu doux pendant 15 minutes. Filtrez.
     Laissez réduire jusqu'à ce que le mélange ait réduit de moitié, puis ôtez du feu et ajoutez le miel. Versez le tout dans une bouteille préalablement nettoyée, voire stérilisée.
     Conservez ce sirop au réfrigérateur de préférence (il peut se conserver jusqu'à deux mois).

   Dès qu'une toux commence à s'installer, utilisez ce sirop suivant la posologie suivante : Adultes : 2 cuillères à café 4 à 6 fois par jour / Enfants : 1 cuillère à café 4 à 6 fois par jour. Vous pouvez aussi l'utiliser en infusion, en profitant des vapeurs qui se dégagent.

Par Lolaa
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Samedi 28 octobre 2006

     Le sucre… douce drogue, délicieux ennemi, on a tout à la fois envie de lui ériger une statue et de l’envoyer paître à l’autre bout de la terre. Hé bien croyez-le ou non, mais la deuxième solution ne serait pas forcément une mauvaise chose… tout dépend de QUEL sucre on parle !

 

Le sucre blanc : une drogue

 

 

 


     Pour moi, le sucre, c’était blanc, point barre. En morceaux ou en poudre, mais blanc. Issu du sucre de betterave en France, il  a été créé en 1812, date à laquelle Napoléon a cherché une autre source sucrée que celle du sucre de canne si lointain. Bon, le sucre blanc, c’est beau, certes, c’est pur… mais c’est surtout blanc parce que c’est raffiné, et vidé de nombreuses substances qui nous seraient pourtant fort utiles… Voilà comment pseudo-modernité et lobby des grands groupes commencent à nuire (en connaissance de cause ? Je n’ose y croire ! Ha ha ha…) à notre santé. Le sucre blanc, c’est du saccharose pur à plus de 99%. Qu’il vienne de canne à sucre ou de betterave ne change rien puisque c’est, de toute façon, du saccharose.

     A mesure que surgissent de terre certaines études sur le sucre raffiné, celui-ci ne sort pas indemne des attaques et se trouve accusé (à raison !) de favoriser l’obésité, voire même de pouvoir favoriser la survenue de certaines maladies (cancers ou maladies cardio-vasculaires). De plus, nul n’ignore ses méfaits sur les dents (aïe les caries !!), et le corps nourri au sucre raffiné, sous le coup des hyperglycémies dues à l’ingestion et au hypoglycémies réactionnelles qui suivent, entre dans un cercle vicieux où le sucre devient une véritable drogue.
     Ne contenant plus les précieuses vitamines (vitamine B1) ni les minéraux (calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium) qui sont naturellement présents dans les aliments non raffinés, le sucre blanc nous oblige à pomper dans nos propres réserves, d’où de possibles carences qui auraient pu être évitées. Là où le sucre non raffiné nous offre une moyenne de 22mg de fer pour 100g de sucre, le sucre blanc n’en contient plus que… 0.1 mg !!

     Ainsi donc, le sucre blanc ne comble que temporairement nos besoins en sucre et ne nous donne rien de bon… bien au contraire. C’est pourquoi, au fil des années, il a été (avec une toute petite voix quand même) décrié, surtout au niveau de ses effets sur l’obésité (le reste ayant été soigneusement gardé plus secret). Le sucre n'est pas si bon que ça, et le consommateur commence à le savoir. Alors on fait des produits "sans sucre"... mais ne vous laissez pas avoir par cette étiquette garante d'une meilleure santé. "Sans sucre", d'après la loi française, ça veut dire "sans saccharose"... mais pour sucrer les produits alimentaires, on a trouvé plein d'autres joyeusetés. Parmi elles, ce qu'on a voulu nous faire prendre pour un petit miracle au nom sympathique : l’aspartame.

 

L’aspartame : un poison ?

 

 

 

     Les édulcorants de synthèse sont bourrés de belles promesses : pouvoir sucrant jusqu’à 200 fois supérieur au saccharose du sucre raffiné, et très peu de calories. Le rêve… si on s’arrête là.

     Une fois ingéré, l’aspartame se transforme en phénylalanine, méthanol et dicétopipérazine. Des noms déjà suffisamment douteux, vous ne trouvez pas ?  Et ces petites choses au noms suspects sont susceptibles de causer des dommages assez conséquents. Les symptômes ressentis peuvent être nombreux : désordres émotionnels, pertes de mémoire, problèmes visuels, maux de tête, troubles intestinaux, et… développement de tumeurs. L’aspartame a été qualifié de cancérigène par une étude de la Fondation européenne d'oncologie et de sciences environnementales B. Ramazzini, à Bologne, parue en juillet 2005. Vous pouvez lire à ce sujet l’article du Nouvel Observateur
     Cependant, depuis, l’étude aurait été invalidée par un autre panel d’experts, qui se révèlent rassurants. Vous pouvez lire l'article d'Actualités News Environnement.

     Néanmoins le bon sens voudrait que devant autant de «possibilités d’effets nocifs», nous soyons particulièrement attentifs et réfléchis avant de foncer sur les édulcorants magiques. Pour finir, un lien vers Wikipedia plein d’informations, à prendre avec tout le recul nécessaire et en faisant le tri ;-)

 
Les trucs en « ol »

     Il existe des produits de remplacement du sucre qui ont tous un nom en « ol », ce sont les polyols : sorbitol, glycérol, maltitol, lactitol, xylitol… ou isomalt (ah tiens, un intrus s’est glissé ! ;-)  ). On en trouve dans les chewing-gums, les bonbons, et les dentifrices. Ils ont un pouvoir sucrant très proche du sucre (voire même moins élevé), ils sont non cariogène (finies les caries !), et ils ne sont pas complètement digérés par l’organisme. Avantage : ils apportent moins de calories. Inconvénient : en consommer trop entraîne des troubles digestifs.
     En tout état de cause, ils restent moins nocifs que les produits sucrants déjà énoncés plus haut. Vous pouvez trouver relativement facilement les polyols les plus courants tels que sorbitol, maltitol ou xylitol en poudre ou liquide, dans des boutiques bio, et sur internet.


 

Les sucres « qui ne sont pas blancs »

 

 

 

     Le sucre qui n’est pas blanc n’est pas forcément bon : il existe en effet certains sucres roux qui sont en fait des sucres raffinés recolorés avec des colorants (caramel ou autre) : inadmissible !

     La vergeoise est un sucre blond ou brun issu de la betterave, la cassonade est issue de la canne à sucre. Lors de la cristallisation, la mélasse (pourtant riche en minéraux), en est exclue. Ca reste donc un sucre de bien meilleure qualité que le sucre blanc, mais moins bénéfique que le sucre complet.

     Le sucre complet (aussi appelé sucre intégral, ou rapadura, son nom brésilien) est issu du jus de canne à sucre, qui est séché par cuisson puis réduit en poudre. De couleur généralement foncée, il a un goût prononcé mais conserve absolument tous ses minéraux et vitamines. C'est donc le meilleur sucre que vous puissiez utiliser, tout simplement. On en trouve facilement en boutique bio, ou sur internet.

 

 

 

 

 

 

  

 

Les sirops

     En matière de sirops, il est facile de ne trouver que de bêtes sirops de glucose colorés ou aromatisés… sans intérêt aucun naturellement ! Je ne vous parle donc pas des sirops que vous pouvez trouver par dizaines dans les rayons des supermarchés.

     Les vrais sirops sont riches en fructose, minéraux et fibres, et ont des goûts délicats ou prononcés. Ce sont des jus de fruits (agave, pomme, poire) ou des sèves d’arbre (érable) concentrés par évaporation. Ils permettent beaucoup de variété.

 

 

 

 

 

  

Le miel

     Le miel, produit par les abeilles à partir du nectar des fleurs, est riche en fructose, en minéraux… et en antibiotiques naturels. Un vrai trésor de bienfaits ! Suivant les fleurs dont il est issu, ses goûts sont très variés et son pouvoir sucrant est d’une douceur incomparable.


     Un miel peut être monofloral, quand il provient surtout d’une seule variété de fleurs, ou « toutes fleurs ». Miel de romarin, de sapin, de thym, de tilleul, de framboisier, de fleurs d’oranger, de lavande, de châtaignier… une ronde infinie de saveurs !


   Le miel est aussi fort utile pour soigner divers maux tels que le mal de gorge, les encombrements des bronches, les problèmes de tension… mais ceci est une autre histoire.

 

 

 

 

 

 

 

La Stévia Rebaudiana

     Je vous vois d’ici avec vos yeux écarquillés : la QUOI ??
     La stévia (pardonnez-moi de l’appeler par son petit nom sans toujours dire son nom latin ;-)  ) est une plante qui vient du Paraguay, au pouvoir sucrant absolument phénoménal (jusqu’à 300 fois celui du sucre blanc). Ses feuilles fraîches ont déjà un goût très sucré, mais on la consomme habituellement sous forme de poudre de feuilles séchées, ou d'extrait liquide.


     Au niveau européen, tout le problème de la stévia est qu’elle est très sucrante et (à priori, je préfère rester prudente ;-) ) inoffensive : exit les soucis d’obésité ou de caries ! Dans ce cas pourquoi n’est-elle pas connue davantage ? Pourquoi n’est-elle pas commercialisée ? Je vous laisse libres de votre interprétation. Des études menées par des laboratoires tellement indépendants qu'ils étaient chapeautés par de grands groupes industriels sucrés auraient démontré que l'un des composés de la stévia, le stéviol, serait un agent potentiellement mutagène. La réponse des pro-stévia aurait prouvé que les conditons dans lesquelles ces études ont été faites auraient prouvé aussi la présence d'agent mutagène dans de l'eau distillée ! Bref et de toute façon, en l'état actuel des choses, la stévia n’a pas encore reçu en France d’autorisation de mise sur le marché ni de commercialisation… Il est néanmoins possible d’en trouver dans certaines boutiques bio, et sur internet.


     Vous pouvez lire un topic intéressant sur les forums d’onpeutlefaire
     Un site qui fourmille d’informations, sur l’historique, la plante et sa culture, ils vendent aussi des plantes et des graines de Stevia : c'est La maison du Stevia.

     Je n'ai nulle envie de me passer de sucre, non mais çavapaslatête ? Par contre, il me paraît évident qu'il faut faire des choix. Que l'on fasse confiance à une étude objective ou à une recherche scientifique sponsorisée par un grand nom du sucre français, peu importe, au bout du compte. Ce qui importe vraiment est déjà de prendre conscience que le goût sucré peut comporter des risques... à chacun de voir exactement lesquels il est prêt à prendre. Et bonnes sucreries, bien sûr !

Par Lolaa
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Lundi 6 novembre 2006


 

     La cystite est une calamité. Celles qui en ont déjà eu savent de quoi je parle, bienheureuses les autres ! (je parle surtout des femmes pour la bonne raison (très injuste !) que les femmes sont beaucoup plus sujettes que les hommes aux infections urinaires…)


     Elle peut avoir de nombreuses causes, prendre plusieurs formes, mais développer tout cela dans cet article me demanderait trop de temps. Essayons donc déjà de voir ensemble comment on peut faire pour l’éviter, et si la petite s*l*p*rie nous a déjà attrapé(e)s, comment essayer de nous en dépatouiller sans passer d’office par la case « antibiotiques » (sans toucher 20000 francs, en plus !).


     Note en passant : Je vais quand même être obligée de vous prévenir que l’infection urinaire n’est jamais à prendre à la légère. Si au bout d’une tentative d’automédication vous ne voyez aucune amélioration au bout de 48 heures, il faudra consulter un médecin sans tarder. D’une légère urétrite (inflammation de l’urètre) peut découler LA cystite (inflammation de la vessie) bien connue, et si vous la traitez mal, elle peut facilement dégénérer en pyélonéphrite (infection des reins), quand l’infection remonte dans les reins par les voies urinaires. En tout état de cause consultez sans tarder si vous constatez du pus ou du sang dans les urines, si vous avez de la fièvre ou des frissons, ou mal au dos :  ne jouez pas avec votre santé.

 
L’infection urinaire : comment la prévenir


     Il existe bien des façons d’attraper une infection urinaire, et donc bien des façons de la prévenir… mais cela ne sera jamais garanti à 100%. Si les infections urinaires les plus courantes sont dues à des germes, il existe également des cystites d’origine psychosomatiques, qui peuvent alors être le reflet des passages à vide que l’on traverse, de soucis divers... Il n’y a alors pas de germe mais une « simple » (mais douloureuse) irritation, et dans ce cas la prise d’antibiotiques n’est pas du tout adaptée !

     . Boire beaucoup beaucoup. De toute façon on ne boit jamais assez, paraît-il. La quantité recommandée est d’au moins un litre et demi ou deux litres par jour, mais vous pouvez pousser à trois litres… et même plus en cas d’infection déclarée. Pas facile quand on est, comme moi, du genre chameau… mais c’est une habitude à prendre. Un verre par-ci par-là, et si possible de l’eau, pas des boissons sucrées ;-)

     . Prendre garde au savon utilisé pour l’hygiène intime. Choisir de préférence un savon doux, formulé spécialement pour l’hygiène intime, ou alors (et c’est mon choix) utiliser du savon naturel sans additif, comme le savon d’Alep par exemple, ou le savon de Marseille. Eviter les douches vaginales, qui de toute façon détruisent la flore vaginale, inutile et plus nocif que bénéfique !

     . Aller uriner dès que l’envie se fait sentir : ne jamais attendre sous prétexte qu’on a « autre chose à faire ». S’essuyer d’avant en arrière, pour ne pas ramener de germes venant de… vous voyez où.

     . Aller uriner systématiquement après les gros câlins, dans les 15 minutes qui suivent. Eventuellement même, boire un verre d’eau avant et après les rapports. Oui je sais, bonjour le rituel… mais on s’y fait !

     . Si vous souffrez de constipation, traitez-la car elle peut favoriser la survenue des infections.

     . Eviter les sous-vêtements en synthétique, préférer le coton et les matières naturelles.

     . En cas de cystites chroniques, réviser l’alimentation, éviter l’alcool, la caféine, les plats trop épicés ou les aliments raffinés (vous vous souvenez du sucre blanc ?), et privilégier les fruits et légumes frais, les aliments riches en fibres.


 

L’argile

 

 

 

     L’argile est une petite merveille qui fait des miracles dans de nombreux cas. Sans vouloir dire que tout ce qui est dit sur elle est vrai, je pense avoir déjà eu la preuve de son action bénéfique… alors pourquoi ne pas tenter un traitement à base d’argile pour lutter contre la cystite ?

     Dans son livre « L’argile qui guérit », Raymond Dextreit préconise l’utilisation de l’argile et de plantes pour un traitement de fond censé prévenir (et guérir) les colibacilloses (infections à colibacilles), urétrites et cystites.

     On commence le matin par un bain de siège froid. Oui je sais, ça vous rappelle peut-être le truc de Rika Zaraï, mais il n’empêche que les bains de siège ont le vent en poupe. On parle maintenant davantage de Bains dérivatifs, il paraît que c’est souverain, mais ma pauvre constitution de frileuse hésite encore à les tester sur le long terme ;-) En tout cas, ça décongestionne.


     On continue le début de la journée avec la prise d’argile par voie buccale. Le procédé est simple (et même pas mauvais, je vous assure !) : le soir avant de vous coucher, mettez une cuillère à café d’argile en poudre dans un verre d’eau non bouillie (prenez par exemple de l’eau filtrée, ou de l’eau minérale faiblement minéralisée). Laissez reposer toute la nuit, et buvez le matin, sans touiller (c’est alors de l’eau d’argile), ou après avoir touillé (c’est alors de l’eau argileuse). Vous pouvez débuter par ne boire que de l’eau d’argile, et quand vous vous êtes habitué, alors vous passez à l’eau argileuse ! En cas d’infection déclarée, la dose d’argile par voie buccale peut être montée à 2 ou 3 cuillères à café, en une ou plusieurs prises : surveillez néanmoins que cela ne vous occasionne pas de constipation !


     Au cours de la journée, boire abondamment de l’infusion de sureau (20 à 30 g de fleurs de sureau dans un litre d’eau bouillante) pendant deux semaines. Puis passez à l’infusion de buis (attention, le buis peut se révéler toxique à hautes doses, respectez scrupuleusement la dose préconisée de 30g par litre, et ne dépassez pas une semaine de prise). Alternez une semaine d’infusion de sureau, une semaine d’infusion de buis.


     Le soir, mettre un cataplasme d’argile sur la région du bas-ventre. Préparer le cataplasme environ 2 heures avant, en mettant l’argile (argile en poudre ou concassée) dans un récipient non métallique, recouvert d’eau, laisser reposer sans remuer. Au bout de 2 heures remuer pour en faire une pâte épaisse (suffisamment épaisse pour ne pas couler, mais suffisamment souple pour s’étaler correctement), puis appliquer sur le bas-ventre en couche épaisse. Laisser poser une heure ou deux, sans laisser sécher l’argile, puis rincer à l’eau tiède, ou recouvrir d’un linge doux et laisser poser toute la nuit (mention spéciale à celle qui osera, moi je bouge bien trop pour essayer toute la nuit avec un cataplasme qui risque fort d’aller soigner mon drap housse ! :-) )


     Autant que possible, appliquer des feuilles de chou sur le bas-ventre (plus pratique à laisser en place et moins visible durant la journée qu’un cataplasme !)


 

L’aromathérapie

 

 

 

     L’aromathérapie peut vous aider. Les Huiles Essentielles sont eubiotiques (terme signifiant « qui favorise la vie », par opposition à antibiotique qui signifie « qui s’oppose à la vie »), mais peuvent avoir une action antibiotique efficace contre les germes à l’origine de la cystite. Elles ont une double action, anti-infectieuse et de rééquilibrage du terrain. En cas d’infection, il vaut mieux consulter un aromathérapeute qui prescrira un aromatogramme de terrain, afin de déterminer quelles Huiles Essentielles seront à même de traiter votre problème.

     Les plus hardies (ou dirais-je aussi insouciantes ?) peuvent prendre des Huiles Essentielles dites « majeures » par voie interne : Tea-tree (melaleuca alternifolia) ou Niaouli (melaleuca quinquenervia), pour n’en citer que deux et ne pas vous donner trop envie de jouer à l’apprentie-sorcière. La posologie à respecter est alors d’une goutte 3 à 4 fois par jour, à prendre dans une cuillère de miel ou sur un comprimé neutre (un comprimé de levure acheté en gros bocal au rayon bio de votre hypermarché convient parfaitement et vous coûtera bien moins cher que les « officiels » comprimés neutres achetés en pharmacie qui ne sont… que des comprimés de levure, hin hin ;-) ).

     Par voie externe (bien plus raisonnable, est-il nécessaire de le rappeler), vous avez plus de souplesse d’utilisation. En première intention celles qui semblent convenir le mieux sont les Huiles Essentielles de Tea-tree (melaleuca alternifolia), de Bergamote (citrus bergamia) ou de Camomille Romaine (anthemis nobilis). Elles traiteront aussi bien l’infection en elle-même que la dépression qui peut s’installer en même temps (et qui en est la cause, ou la conséquence). Des indications très précises (et précieuses) peuvent être consultées avec profit dans le livre de Patricia Davis, « L’aromathérapie de A à Z ».
     En lavage externe, pour soulager douleurs et picotements, on peut utiliser une lotion à base d’Huile Essentielle de Bergamote ou de Camomille Romaine : diluez 3 ou 4 gouttes de l’Huile Essentielle choisie dans un peu de vodka, et ajoutez le tout à ½ litre d’eau filtrée et bouillie. Badigeonnez après chaque miction.
   Dans un bain, utilisez de l’Huile Essentielle de Tea-tree ou de Bergamote, diluez un maximum de 6 gouttes dans un dispersant, du lait en poudre ou de la vodka, voire un support gras (huile végétale), et ne préparez pas votre bain à l’avance car les composés aromatiques sont très volatiles et leur effet ne résiste pas longtemps à la chaleur de l’eau.
     En massage sur le bas-ventre, préparez-vous une huile de massage composée d’huile végétale neutre (huile de pépins de raisin par exemple), additionnée à 10% d’Huile Essentielle de Bergamote et de Lavande vraie (lavendula angustifolia). En cas de fortes douleurs, préparez-vous une compresse chaude à l’huile végétale + Huile Essentielle de Camomille Romaine.
     En cas de cystites récidivantes, vous pouvez ajouter d’autres Huiles Essentielles, comme le Bois de Santal (santalum album) ou l’Eucalyptus citronné (eucalyptus citriodora).


 

L’homéopathie

 

 

 

     L’homéopathie peut permettre de soigner la cystite, ainsi que de traiter le terrain, évitant ainsi les récidives.

     Le livre « L’homéopathie au féminin » de Gérard Pacaud conseille de prendre COLIBACILLINUM 15CH (10 granules) et SERUM ANTICOLLIBACILLAIRE 5CH (1 granule 6 fois par jour) dès le début des symptômes, à espacer en fonction de l’amélioration.
     En traitement de fond pour les cystites à répétition, en dehors des crises, il faut prendre les remèdes suivants, en cure de 4 jours (10 granules à chaque prise), espacées de 15 jours : HEPAR SULFUR 15CH le premier jour, HEPAR SULFUR 30CH le deuxième jour, SILICEA 15CH le troisième jour et SILICEA 30CH le quatrième jour.

     On peut aussi trouver dans le livre « Guide familial de l’homéopathie » (Dr Alain Horvilleur) les remèdes suivants en cas de crises aigues : HEPAR SULFURIS CALCAREUM 9CH (3 granules 3 fois par jour) et SERUM ANTICOLLIBACILLAIRE 3DH (2 ampoules par jour), auxquels on ajoutera : FORMICA RUFA COMPOSE (10 gouttes 3 fois par jour) en cas de crise peu forte / CANTHARIS 9CH (3 granules 3 fois par jour) en cas de crise violente (fortes douleurs, sang).
     Pour les « fausses » cystites, d’origine nerveuse, prendre STAPHYSAGRIA 9CH (3 granules 3 fois par jour).

     Avant de continuer, je préfère vous rappeler qu’en cas de troubles évidents, mieux vaut consulter votre médecin. Ainsi donc, les indications ci-après nécessitent, à mon avis, une consultation chez le médecin plus qu’un essai d’automédication. Faites attention à cela et ne laissez pas passer des symptômes qui peuvent être alarmants. Les remèdes suivants sont issus du « Guide de l’homéopathie » du Dr Bernard Chemouny. La posologie à appliquer est de 2 granules 5 fois par jour, puis 3 fois par jour pendant 6 jours.
     En cas de brûlure urinaire survenant au moment des mictions, CANTHARIS VESICATORIA 5CH
     En cas de brûlures urinaires en fin de miction et juste après, quand le fait d’uriner ne soulage pas la vessie, EQUISETUM HIEMALE 5CH
     En cas d’urines troubles, abondantes, de mauvaise odeur avec présence de sang (là, perso, je consulterais, vous comprenez ?) : FORMICA RUFA 5CH
     En cas de cystite extrêmement douloureuse, avec présence de sang dans les urines, spasmes et envies pressantes, MERCURIUS CORROSIVUS 5CH
     En cas de miction très douloureuse avec sensation de brûlures, spasmes et fausses envies d’uriner : MERCURIUS SOLUBILIS 5CH
     En cas de brûlures ressenties entre les mictions qui disparaissent avec celles-ci, ou en cas de « cystalgie à urine claire », c’est-à-dire de brûlures sans infection à germes : STAPHYSAGRIA 5CH
     En cas de brûlures urinaires, spasmes, envies pressantes souvent pour quelques Gouttes et avec présence éventuelle de sang : TEREBINTHINA 5CH
     En cas d’envies constantes et inefficaces d’uriner, de besoin de faire des efforts pour uriner : PAREIRA BRAVA 5CH
     En cas d’infection urinaire de femme enceinte déclenchée par un sondage urinaire : POPULUS TREMULA 5CH
     En cas de brûlures juste avant les règles lorsque celles-ci sont en retard : SENECIO AUREUS 5CH
 

 

La phytothérapie

 

 

 

     Par leur effet diurétique notable ou les substances qu’elles contiennent, de nombreuses plantes peuvent vous aider en cas d’infection urinaire.

     La myrtille (vaccinium myrtillus, diverses espèces) ou la canneberge (autrement appelée "cranberry", ça fait plus fashion - vaccinium macrocarpon) contiennent des substances complexes qui empêchent aux bactéries d’adhérer aux parois de la vessie, les rendant ainsi plus sujettes à élimination naturelle, ainsi que des substances à vertu antibiotique et diurétique. Il faut boire de grandes quantités de leur jus en cas d’infection, les naturopathes recommandent ½ litre par jour.

   Le persil (petroselinum crispum) est utilisé depuis longtemps pour traiter les problèmes touchants à la vessie. Préparez-vous une infusion diurétique avec 40g de persil dans un litre d’eau bouillante.

     Pensez aussi aux infusions de sureau ou de buis (voyez les doses plus haut, dans la section « L’argile »)

     D’autres plantes peuvent se révéler utiles en cas de cystite par leurs nombreux effets,  diurétique, antiseptique, désinfectant (trouvées dans « L’herboristerie » de Patrice de Bonneval). Ce sont :
     L’alkékenge (oui, je sais, alké-quoi ??) (physalis alkekengi) : infusion des baies (50g de baies/litre)
     L’aunée (inula helenium) : infusion des racines (30g/litre)
     La bruyère (calluna vulgaris) : infusion des sommités fleuries (30g/litre)
     La bugrane (ononis spinosa) : décoction de la racine (goût désagréable, aromatiser selon convenance – 40g/litre)
     La busserole (arctostaphylos uva ursi) : infusion des feuilles (20g/litre)
     La piloselle (hieracium pilosella) : infusion de la plante (100g/litre), infuser 30mn.
     La verge d’or (solidago virga aurea) : infusion (4 cuillères à soupe/litre), infuser 30mn.

 
Waouh, j’ai tout lu… Mais pourquoi tu as 0 et la cystite 1 ?

     Ah, merci de suivre ! :-)
     Malgré toute cette accumulation de connaissances trouvées ci et là, je n’ai pas su les organiser de façon correcte, et les essais de traiter ma dernière cystite en date se sont soldés par un échec… cuisant.
   D’où l’utilité de tout rassembler ici, afin de vous aider mais aussi de me servir d’aide-mémoire !

     Parce que bon, les antibiotiques ont le mérite de traiter très rapidement l’infection urinaire. A peine quelques heures après la prise du premier comprimé, les brûlures et envies pressantes avaient disparu, et c’est réglé en moins de 24 heures (mais le traitement doit tout de même être suivi jusqu’au bout). Je n’ai plus mon infection urinaire, mais j’ai les désagréments des antibios dans le ventre et je ne peux pas dire que je suis fan. Donc si je peux éviter…

     Affaire à suivre ;-) et en attendant, au cas où vous voudriez encore de la lecture pour la route, je vous conseille la consultation de La pharmacie naturelle du docteur Donadieu

Huiles Essentielles : ATTENTION !
    
Les Huiles Essentielles sont des alliées formidables mais dangereuses si elles sont mal utilisées. Si vous débutez dans l'aromathérapie, il vaut mieux demander conseil à un aromathérapeute ou en tout état de cause BIEN vous renseigner au préalable. C'est TRES important car elles peuvent avoir des effets indésirables importants, et peuvent être déconseillées voire même interdites dans certaines situations (grossesse, allaitement...). Avant d'acheter n'importe quelle Huile Essentielle, il faut bien se documenter et s'assurer de sa qualité. Il ne faut pas acheter une Huile Essentielle sous prétexte qu'on "aime bien l’odeur ». L’usage des Huiles Essentielles pour un bébé est souvent fortement déconseillé. Certains aromathérapeutes interdisent formellement toute mise en contact de bébé avec les Huiles Essentielles avant l'âge de 3 ans, d'autres ne le permettent qu'au bout de 3 mois, et certains, bien plus rares, autorisent uniquement les Huiles Essentielles de Lavande vraie (lavendula angustifolia) et de Tea-tree (melaleuca alternifolia) au bout d'une semaine de vie. A chacune de prendre ses responsabilités en fonction de ses connaissances, de ses ressentis et de ses principes de précaution.


 

 

 

Par Lolaa
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Dimanche 12 novembre 2006

 
     OK, évidemment le nom paraît un peu barbare, et peut-être ne le connaissez-vous pas sous ce nom-là… Le cynorrhodon est le fruit de l’églantier (rosa canina), et il est plus communément appelé « gratte-cul », à cause du fait qu’il contienne le fameux poil à gratter.
     Si vous ne voyez toujours pas, voici une petite photo pour vous aider :

 

     En novembre, le cynorrhodon est bon à récolter. Pour quoi faire ? Libre à vous, mais ne laissez pas passer l’occasion de profiter de ses bienfaits !
     Si vous le ramassez avant les gelées, il sera encore dur et aura besoin de cuire un peu avant utilisation. Si vous le ramassez après les gelées, il sera à point et ramolli.


 
Que peut apporter le cynorrhodon ?

     Mis à part son utilisation pour des farces de potache grâce au poil à gratter, il regorge de plein de bonnes choses. Il est particulièrement riche en vitamine C (davantage même que le citron), et contient aussi des vitamines B, E, K et PP et de la provitamine A.
     C’est un fruit tonique utilisé pour faire des cures revitalisantes au printemps (vous pouvez les conserver séchés), ou pour donner un coup de fouet et stimuler les défenses de l’organisme à l’approche de l’hiver. Il est également diurétique (il favorise l’élimination) et vermifuge, et a un effet calmant sur la diarrhée.


 
 
Que peut-on faire avec du cynorrhodon ?

Une infusion
     Prenez 5 à 10 baies par tasse, et faire bouillir 2 minutes. Filtrez. Buvez-en 3 à 4 tasses par jour pour un effet stimulant.

Une décoction
     Prenez 100g de fruits pour un litre d’eau. 300ml de la décoction contiennent 50mg de vitamine C, soit l’apport journalier recommandé.

De la confiture
     Lavez les fruits et coupez-les en deux, puis faites-les cuire à l’eau 10 minutes. Passez ensuite au moulin à légumes, grille à gros trous, puis grille à trous fins… et enfin, passez la pulpe restante au tamis afin d’ôter tout poil restant (qui serait très irritant, notamment au moment de l’élimination, si vous voyez ce que je veux dire… si vous ne voyez pas ce que je veux dire, relisez le surnom du fruit ;-)  ).
     Pesez la pulpe restante, ajoutez du sucre (200g de sucre pour 500g de pulpe), du jus de citron (le jus d’un citron pour environ 500g de pulpe) et une gousse de vanille fendue en deux sur la longueur (non obligatoire). Cuire de 5 à 6 minutes (vérifier la prise de la confiture), puis versez dans des pots stérilisés, couvrir immédiatement et retournez les pots. Laissez lentement refroidir.
     Variantes : vous pouvez aussi préparer de la confiture en mélangeant le cynorrhodon à d’autres fruits (pommes…)

De la purée
     Lavez les baies, puis cuisez-les dans un peu d’eau pendant 15 minutes. Mixer et passez au tamis. La purée obtenue, sucrée au miel ou non, peut être mélangée à du yaourt ou à du fromage blanc. Non sucrée, elle peut servir de complément à une sauce à base de tomates cerises, sur une pizza…

Du sirop
     Lavez les baies et coupez-les en deux. Faites-les mariner pendant toute la nuit dans du jus de pomme (100g de baies = 200ml de jus de pomme). Le matin, faites cuire à feu doux et laissez bouillir pendant 5 à 10 minutes. Vous pouvez (mais ça n’est pas obligatoire) rajouter de l’eau (la moitié du volume de jus de pomme).
     Filtrez et ajoutez au jus restant du sucre (60g de sucre pour 100g de baies au départ), laissez frémir pendant 5 minutes jusqu’à léger épaississement.
     Mettez en bouteille stérilisée au préalable.
     Vous pouvez consommer ce sirop (trèèèèèèès sucré mais si bon) à raison d’une cuillère à soupe par jour pour stimuler les défenses immunitaires et vous redonner de l’énergie. Les enfants pourront aussi en prendre à raison d’une cuillère à café par jour.


 
Et si je ne suis pas sûr(e) que ce que j’ai dans mon jardin est bien du cynorrhodon ?

 
 
     Aidez-vous du dessin ci-dessus, regardez bien les feuilles, reconnaissez-vous la fleur que vous aviez vue au printemps ?
     Toujours pas sûr(e) ? Alors la réponse est simple : vous ne l’utilisez pas, voilà ! Ou vous trouvez quelqu’un de sympa qui saura reconnaître la plante.
     Prêt(e)  à aller récolter ? Alors on y va !!
    

Par Lolaa
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Dimanche 27 mai 2007

   Oui, oui, OUI j'ai été FOR-CEE de changer d'avis, voilà !

   Forcée, contre mon gré, de mettre de coté certaines de mes convictions les plus profondes et les plus écologiques. Obligée de revenir en arrière au point que je me suis sentie genre "femme de la préhistoire" pendant un quart de seconde.

   Bref et je ne vous tairai pas plus longtemps la source de mon désarroi : j'ai dû abandonner les couches lavables. Oh purée c'était dur de taper cela, mes doigts se sont tétanisés et j'ai dû écrire avec mon nez sur le clavier, presque. Ah faih mahl.

   Mon fils adoré fait de l'eczéma. Bon, ça, c'est pas nouveau, et on a tenté plusieurs traitements tous aussi "pas loin d'être inefficaces" les uns que les autres. Dans les cas de crises les plus aigües, c'est cortisone, sinon c'est "on essaie de limiter la survenue des crises". Vous parlez d'un truc.
   Bref, à cause de ce foutu eczéma, les fesses de notre petit trésor sur pieds se sont transformées peu à peu en reconstitution quasi fidèle des tranchées de Verdun pendant la guerre. Rouges sang, avec boutons purulents qui se retrouvaient à macérer dans l'humidité de la couche. Il faut bien l'avouer, les couches lavables, ça laisse plus d'humidité que les jetables, même avec voile "fesses au sec", voiles fins ou épais, voiles polaires ou tout autre essai artisanal.

   Donc au désespoir, ayant tenté moults remèdes et potions, crèmes et liniments, je me suis vue dans la nécessité de tenter LA dernière chose que je n'avais pas encore faite : les couches caca-beurk-jetables. Et ça a marché très rapidement. Depuis, plus de survenue de boutons, guérison rapide, ça doit avoir du bon, le goudron recyclé en couche... Je suis malade de dire cela mais bon.

   Faible consolation, il existe des couches jetables écologiques, fabriquées avec plus de 50% de matières premières renouvelables. Il existe par exemple la marque Moltex, que l'on peut trouver sur internet ou dans pas mal de boutiques bio. C'est toujours ça de pris, me direz-vous, n'est-ce pas.

   Pour finir et pour reprendre le titre de mon article précédent (qui date un peu, je l'avoue), je suis toujours intolérante à l'indifférence, mais il est bien évident que la santé doit surpasser l'écologie. Et parfois, hélas, les deux ne vont pas ensemble. Mais où allons-nous ?

 

P.S : Cet article n'étant pas basé sur l'eczéma mais sur mon lâche abandon des couches lavables, je n'ai pas traité le sujet eczémateux à fond, bien entendu. Il est évident que le traitement à la cortisone, si il est celui que mon "charmant" médecin prescrit systématiquement, ne me paraît pas être la panacée (mais de toute façon, c'est uniquement sur ordonnance, donc aucun risque de vous inciter à l'automédication, n'est-ce pas ?). J'ai deux ou trois idées qui marchent bien pour soulager, et à l'arrivée tout va bien une fois qu'on a mis en place certains trucs comme les bains évités au maximum, par exemple. J'en parlerai peut-être plus longuement un jour, qui sait ?  ;)

Par Lolaa
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